Partis le soir, nous ne verrons pas le paysage turc entre Gorëme et Fethyie, au sud ouest du pays…Lola dort et les parents un peu moins, car tu te tournes, tu te retournes et quand tu arrives à trouver la position, le bus s’arrête pour une pause…Enfin tu arrives et tu es défragmenté…Tu perds tes repères, étudiés la veille dans le plan de la ville page 292 de ton Lonely Planet….Pour te mettre en jambes avec tout ton bardas, tu fais le tour de la ville à 6h45 du matin…Problème d’orientation à 180°c…tu pars à droite, il fallait partir à gauche !
Un dolmus, nous acheminera jusqu’à ce lieu décrit comme paradisiaque…Kabak !
Même les turcs ne le connaissent pas, c’est pour vous dire ! En longeant la côte escarpée avec un dénivelé, que je n’aimerais pas faire en vélo, tu passes des stations balnéaires touristiques Olüdeniz et autres et après la vallée des Papillons, on te pose là, au bout du monde, au sommet d’une colline…Que faire, où aller ? Tu vois la plage et la crique, mais c’est super profond…on s’engage sur le chemin qui nous semblait propice à la descente…au milieu des quelques maisons clairsemées et des ruches (plus que de maisons d’ailleurs). Nonchalamment tu descends sans te poser la bonne question… ce chemin là te mène t-il réellement à la magnifique crique?..La réponse nous arrive à mi-chemin, on est devant une impasse…soit on remonte tout, soit on descend dans les rochers et les genévriers et autres arbustes sympathiques qui t’attendent pour de décorer les mollets et cuisses avec leurs épines…La mère zouloue est convaincue qu’il n’est pas nécessaire de remonter, la flemme aussi, lui fera prendre cette décision…et moi je me dis là : « Merde la finale de la coupe du monde de rugby, que j’espérais voir sur internet, je la passerai à me faire bouffer par les épines de genévriers… »
« Meraba » que je leurs dis à ces trois ouvriers qui travaillent dans ce campement, d’où nous venons de franchir la clôture en l’escaladant…des bonnes manières pour leur fille, ces parents là tiens ! On est lacéré et les griffures altéreront ce bronzage qui nous appelle…25 à 30°c et l’eau est à 22°c…du bonheur…Au fait en arrivant, les français avaient déjà perdu…trop fort les Blacks ! Mais au même moment dans ce pays si attendrissant, un drame ce déroulait…la terre tremble à Van !!! On l’apprendra le soir, quand nos portables laissés dans cette cabane de bois qui nous abritera pendant deux jours, seront couverts de messages d’alertes…le monde s’inquiète et les larmes de tristesse, glissent sur nos joues…quelle injustice de voir ce peuple si gentil et aimant, décimé dans une telle catastrophe !!!
Je peaufine ma natation dans une eau transparente avec de beaux spécimens de poissons comme compagnons ( en même temps j'en ai bien besoin, la technique et mon bras gauche sont à approfondir).
Notre décision d’aller à Pamukkale est motivée par la rencontre de Magali à Gorëme qui nous a vanté cet endroit…Résurgences d’eau chaude, concrétions calcaires sur tout le flan de la montagne, de loin tu dirais une colline enneigée, bassins de rétention d’eau, voila le décor qui nous mènera pieds nus à la cité antique de Hiérapolis, attestant du rayonnement de la présence hellénistique, puis romaine (du IIe siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.) en Asie Mineure.
Le théâtre est grandiose et chose très surprenante, il est très abrupt…Les hooligans romains ont dû se retrouver quelques fois sur le devant de la scène …à leurs dépends!
« Pas de soucis, c’est direct ! » ok, ok, génial…Six heures et trois changements de bus plus tard, nous voilà à Ephèse, l'une des plus anciennes et plus importantes cité grecque d'Asie mineure, qui avec le temps est passée du bord de mer, à l’intérieur des terres…L’ensablement en sera son principal déclin…Je m’imagine en toge romaine, armé de spartiates en vivant là au 1er siècle et lisant la lettre aux Ephésiens de l’apôtre Jean…
La famille zouloue remonte sur Istanbul et grâce encore à la générosité d’un directeur d’agence de voyage, notre Lolinette se débrouille pour avoir deux places au fond du bus gratuitement…reléguant au passage un jeune homme qui de par son poids certain…ou son certain poids, se serait bien vu passer la nuit ici ! On avait un peu honte …mais pas elle ! En même temps pour notre décharge, les places sont numérotées et attribuées à l’avance…Ca c’est bon pour déculpabiliser…
Un conseil pour ceux qui veulent éviter d’être pris pour un pigeon dans Istanbul…éviter le quartier de Sultanahmet pour manger et dormir…La visite de monuments classées Unesco est incontournable …mais de bouffer de la daube et se loger dans une chambre miteuse hors de prix ne l'est pas…Les quartiers populaires! c’est quand même vachement mieux non!…Le poumon de la civilisation stambouliote !!!
Nous partons visiter la fameuse mosquée bleue et sa splendeur, ainsi que le palais de Topkapi et son harem…et là je casse le mythe, le harem ne désignait pas la débauche du Sultan…mais son lieu de vie avec sa famille…le mot est galvaudé…mais j’ai quand même vu des multitudes de portes, de coins et de recoins où les concubines devaient jouer à cache cache…Une chanson me vient à l’esprit…Je l’appellerais: la chanson des concubines « Promenons nous dans le palais, si le Sultan y était, il nous mangerait, mais comme il n'y est pas, il nous mangera pas. Sultan y es tu ? Que fais-tu ? Je mets ma culotte… ». On a beau nous dire que c'était réservé à la famille, encore aujourd'hui, je n'arrive pas à m'expliquer comment un de ces Sultans à fait pour avoir cent douze enfants...Avec la même femme? Le gredin!
Geste prémonitoire en cette dernière journée, je mets mon beau tee-shirt « Titus Sardines » et c’est sur la route de l'aéroport qu’il prend toute sa signification quand tu décides de partir à 19h00 et que la majorité des 18 millions de stambouliotes ont la même idée que toi : Prendre le tramway…Carnage assuré avec nos gros sacs à dos devant et derrière, Lola qui amuse la galerie, Mary qui a des douleurs dorsales et moi qui joue les équilibristes entre les coups de freins et d’accélérateur du bazar…le tout esquiché comme des sardines…
Une bonne nuit réparatrice dans l’aéroport, un check-in à 4h00 entre des pélerins de la Mecque, des afghans barbus et des Irakiens kurdes ronfleurs , une annulation de vol à Munich, une attente de 8h en Allemagne, un vol Air Dolomiti dans un petit coucou de fortune plus tard, je coure dans les rues de Casselle retrouver ma belle…l’angoisse des retrouvailles me submerge à chaque pas, le cœur bat, les palpitations deviennent de plus en plus présentes, la tension monte d’un cran à la via Puccini…enfin elle est là sagement attentive !
Enfin tout ça pour dire qu’on rentrera chez nous avec notre bagnole…
Si on devait résumer d’une phrase ce que nous avons vécu dans ce pays, elle serait celle-ci : « Merci pour ta gentillesse et ta générosité d’âme, toi peuple turc !…Nous avons beaucoup de leçons de vie à apprendre sur l’Amour que tu donnes à l'humain et au respect que tu lui accordes ».
(Photos dossier turquie S&W)
De nouveau sur les routes, cela nous manquait de partir en famille, cette fois le voyage est plus court, mais la destination nous réservera de bonnes surprises à coup sûr.
Direction la Turquie, nos premiers pas en Asie mineure !
Samedi 15 Octobre, nos sacs sont bouclés et nous décidons de laisser notre véhicule au village de Casselle, afin d’éviter de payer les 70€ de parking à l’aéroport de Turin, en espérant qu’à notre retour on l’a retrouve…J’irai sur Google Earth pour voir si les satellites peuvent me rassurer…à condition que les images soient actualisées et ça j’en ai aucune idée.
Arrivés à 2h20 du matin à Istanbul, après une escale en Allemagne, notre Lola sort un peu fatiguée, mais heureuse d’être sur le sol turc. Une fois à l’hôtel, c’est trois larves qui se jettent au lit…Au fait, les enfants partageant le lit de leurs parents ne paient pas, nous accueillons notre chère fille dans notre lit et là bonjour les dégâts…car bonjour le ver de terre et au revoir l’intimité !
Au matin sous un déluge d’eau, nous nous imprégnons de l’atmosphère populaire du quartier de Kayirie…loin de la cohue touristique, les premiers kébabs pour notre Lolinette qui fait déjà le ravissement des turcs ! Distribution d’œil porte bonheur et de la coutume phrase… « Qu’elle est laide ! » l’inverse porte malheur et attire l’œil du diable.
Avant notre départ, nous avions décidé d’utiliser le transport en commun…la première expérience du bus de nuit fût vraiment sympa, car entre Istanbul et Gorëme en Cappadoce, c’est 11 heures de bus, super confort, avec TV individuelle et steward. Trois arrêts après notre départ de la mégalopole (18 millions d’hab), la Cappadoce et ses cheminées de fées se dessinent à l’horizon…mais la fatigue du voyage se fait sentir et faute de voir les beautés turques, nous nous plongeons lamentablement dans les bras de Morphée.
Visiter le musée en plein air de Gorëme est vous serez sûr de votre choix…celui de vous retrouver à quarante dans une église de dix mètres carrés remplie de japonais et de froggies.
Nous prenons le chemin de la vallée de l’amour, qui mettrait un femme en appétit, vallée sinueuse où l’érosion a façonné d’énormes phallus…pour le petit homme que je suis, c’est très rapidement que je sors le mien qui rougît de honte fasse à ces géants !
Mary, nous a réservé une surprise énorme…un vol en montgolfière ! Rien de mieux pour découvrir ce magnifique paysage, aux nombreuses vallées ! Lever à 5h15 du mat, c’est dans un froid pinçant que nous rejoignons les groupes de l’ « Urgüp Ballon », Lola était excitée hier, aujourd’hui le spectacle de dizaines de montgolfières qui commencent à se remplir d’air chaud, pour le coup la glace un peu…une fois dans la nacelle, elle appréciera vraiment cette fabuleuse expérience et nous aussi : « La vie est belle en tant normal, mais des fois elle devient magique… ». S’ensuit une descente dans la vallée d’Ihlara, ce qui nous permet réellement de côtoyer la population locale et ça c’est une autre expérience et avec un passeport « blonde aux yeux bleus » comme Lola, c’est encore plus facile !
La pension où nous descendons est de prime abord très sympa, mais en dormant sous les toits, nous allons vite déchanter, surtout les filles car il pelle vraiment…un petit chauffage d’appoint, nous donnera de vains espoirs, car dès qu’il commence à chauffer…(les espérances aussi…) il s’arrête…et là tu décides vraiment de rester habiller avec au moins quatre couches !
La vallée d’Ihlara est somptueuse à cent cinquante mètres au fond d’un canyon, une vallée verdoyante qui contraste avec l’aridité des plateaux anatoliens.
Rivières aux eaux limpides, églises troglodytes, multiples espèces d’arbres et d’arbustes et des petits restos aménagés à même la rivière.
Une belle rencontre, comme on les aime dans nos voyages, Patrick, Marine et leur trois choupettes : Victoria, Roxane et la fabuleuse et tonique Cassandre. Ils sont partis avec un grand camping car depuis un mois pour vivre un voyage de neuf mois sur les routes de l’Asie, direction l’Inde…
Après la visite de Guzelgürt (arriver en stop…Lola tend le pouce), cité souterraine extraordinaire, dédales de pièces, d’escaliers et de passages étroits, « claustrophobes s’abstenir », église byzantine reconverties en mosquée, nous décidons tous de se faire un petit resto…dans notre pension !!!
Je pense que la Cappadoce a encore beaucoup de choses à nous montrer, on se fera ramener à Aksaray par des suisses rencontrés la veille, nous voilà de retour sur cette terre où l’érosion à jouer au magicien.
Cavusin est notre camp de base, plus tranquille et moins touristique que Gorëme. Le Green Hotel porte bien son nom et c’est avec plaisir que nous nous offrons une chambre de luxe…Je pense que ce sera notre seul et unique bain de l’année. De nouveau Lola est la mascotte, pas besoin de payer pour des bijoux, c’est les commerçants qui se déplacent pour lui donner bracelets, colliers, fruits…
Les vallées rouges et roses se découvrent et nos yeux en sont ébahis…Des formes imaginaires donnent vie à qui voit un aigle, une tête de dromadaire, un lutin…pour ma part j’ai vu pas mal de nichons…mais apparemment c’est du à mon cerveau de mâle. Notre pougnette nous suit dans ces marches et nous sommes très fiers car, armé de nos deux gros sacs, on aurait pas pu la porter sur des kilomètres et des kilomètres. C’est ainsi que se conclura notre périple en Cappadoce, maintenant direction le sud…et ses plages !!! (voir l'album Turquie Cappadoce)
Après un très gros orage et une bonne drache comme disent les chtis, Bobo prend le chemin de la ville du pêché « Sin city » ou plutôt « Sun city » pour les moins puritains hypocrites, qui du temps de l’apartheid venaient goûter aux plaisirs défendus, dans un pays considéré comme étranger, le Bantoustan…la morale était sauve devant les salles de jeux et les filles dénudées…Aujourd’hui l’empire du jackpot s’est reconvertit dans les vacances sportives…Les zoulous hallucinent devant le gigantisme des installations et par l’ampleur pharaonique des travaux engagés pour bâtir en pleine brousse, parcours de golf, hôtels, palace, train aérien monorail, lac destiné aux sports aquatiques, jardins luxuriants traversés de cascades bondissantes, piscine à vagues de 6500m2 avec plage de sable blanc et palmiers…Non ! On ne rêve pas …mais pour voir tout cela, il n’y a qu’un accès…les salles de jeux !
En fin de journée, mère zouloue était vraiment décidée pour visiter le Palace, quelques instants, j’ai pensé que la lune de miel allait atteindre son apogée dans ce superbe établissement, avec portiers, chauffeurs et tutti quanti…mais à 600 € la nuit, je me suis retrouvé 80 kms plus loin, dans une communauté religieuse, perdu dans la montagne, à bouffer des noodles (pates chinoises) sous un orage de ouf !!! Ah ! Les femmes et leurs mystères…
Les jours se décomptent maintenant sur les cinq doigts de la main, il est temps pour Bobo de rentrer au bercail, il a quand même été bien malmené par cette bande de zoulous farfelus qui lui en a fait voir durant ces trois mois…pistes défoncées, gravel road, tôles ondulées, boue et on en passe…et bien pour fêter ton retour sur tes terres, les zoulous te préparent une très bonne surprise, un endroit inimaginable, un endroit qui peut donner le frisson…Bobo, tu passeras ton avant dernière nuit avec nous, à Soweto !
Soweto, le township le plus célèbre au monde, avec ses trois millions et demi d’habitants…Le Chris Hani Baragwanath Hospital, inscrit au guide des records avec ses 3300 lits et ses 44000 opérations par ans, un enfant sur trois y naît séropositif, Soweto c’est aussi cette terrifiante centrale électrique, érigée dans les années 50, directement alimentée par des puits de charbon pour distribuer l’électricité dans Johannesburg. Les mineurs noirs vivants sur place verront la première lumière éclairer leurs misérables taudis qu’en 1988, premier pylône qui se révélera en fait un instrument de plus pour surveiller leurs allées et venues …tel était le système de l’apartheid, pas d’eau, pas d’électricité, juste de quoi survivre dans de petites « matchbox » (boîte d’allumette). Le refus d’apprendre l’afrikaans, symbole de la servitude, fera des centaines de morts et des milliers de prisonniers…C’était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, c’était un temps où le peuple noir était brisé par un système, un système qui une fois déchu, donnera en 1994, un formidable espoir pour tous ceux qui se sont battus pour la liberté, noirs, malais, indiens et blancs…Nelson Mandela avait déclaré en 1962 : « Je serai le premier président noir de cette terre sud africaine ». Visionnaire charismatique…après vingt sept ans de cellule, il donne naissance à la nation arc en ciel…
Soweto (South Western Township) des années 2010, les zoulous sont prêts à rencontrer ces différentes facettes et c’est sur un vélo que la découverte s’effectuera…Panorama, test de bières locales dans les shebeens (bistrots locaux…quatre tôles ondulées, that’s enough !), porridge et crâne de vache agrémenteront notre visite, on retrouvera la vache quelques mètres plus loin dans un sale état…Nous y avons certes rencontré la misère, mais aussi l’espoir d’un renouveau avec une profonde et sincère gentillesse des habitants qui nous remerciaient de s’intéresser un temps soit peu à leur quotidien…La petite zouloue ne s’est jamais sentie en insécurité, pour preuve elle voulait retourner jouer avec ses copains dès le tour fini…
Un si beau pays se dévoile sur toutes ces facettes, non que nous connaissons tout de cette Afrique du Sud, loin de là, mais nous avons pu prendre le temps de la découvrir à notre rythme, à travers ses paysages, ses cultures diverses, ses rencontres et pour clôturer ce chapitre, nous finissons ce périple par la découverte intérieure, la découverte historique, la découverte du passé, un passé pas si lointain : l’Apartheid Museum, où blancs et non blancs sont séparés, dès l’entrée…
En épilogue, nous voulons vous remercier sincèrement et du fond du cœur, vous tous qui avez été si généreux pour notre mariage, de nous avoir permis d’accomplir un magnifique rêve, trois mois à travers l’Afrique australe.
Merci aussi pour vos nombreux commentaires et encouragements, c’était pour nous une très forte émotion de vous lire à chaque fois et pour clôturer tout cela, nous remercions aussi toutes ces personnes que nous avons rencontré au cours de ce voyage et qui nous on démontré tant de qualités humaines : Valérie, la chti du bout du monde, d’Howik ; Happy, du fin fond de son village swazi ; Morgane et René de Kommetje ; Ann et Brian de Malthahöe ; Carole, Laurent et leurs enfants rencontrés à Epupa, qui font le tour du monde ; Katumbura du fond de ton village himba ; Billy et Trish, notre couple d’australien baroudeur, partis depuis trois ans, arpenter les routes du monde en moto ; Patrick Dallem, qu’on reverra bientôt ; les 5doigts de la main, qui suivent les traces de Carole et Laurent ; Suzann et Duon, qu’on revoit en France au mois de Juin et vous tous qui nous avez si gentiment donné un sourire ou un signe de la main…
Merci aussi à ma petite femme de m’avoir supporté avec tant d’amour, de m’avoir guidé sur ce parcours de plus de 16000kms, de m’avoir sourit aux moments critiques, merci à ma petite Lola pour tes petites histoires africaines et ton implication dans ce voyage, merci aussi de m’avoir aidé à être plus patient avec ta petite tête de pioche !!!
Départ de cette terre africaine que l’on aime tant, aujourd’hui à 20h20 heure locale…Le père zoulou y retourne lundi, mais ceci est une autre histoire !
Et MERCI à toi mon amour pour nous avoir guidé à travers cette merveilleuse aventure familiale et inoubliable, j ai adoré voyager à tes cotés …
Le voyage continue, mais le décompte se fait immanquablement car la tribu veut encore découvrir pas mal d’endroits dans cette Afrique du Sud qui se montre tellement généreuse et différente dans sa partie nord…Maintenant, on fait un peu plus de plans qu’à l’habitude, mais comme le dit justement, John (mon frangin) « J’aimerais bien qu’il me reste encore huit jours en Afrique du Sud »…C’est vrai que sur un voyage courant de deux semaines, c’est que la moitié, mais quand on déconnecte sur trois mois ça sent la fin…
Tzaneen, c’est peut être un des endroits où si l’on devait vivre dans ce pays, on poserait nos valises pour un temps…vertes vallées, torrents, cascades et sapins. Vous nous direz que c’est comme chez nous, et bien non ! car ici dans les rivières, c’est le règne des hippos et des crocos et en plus ici ça sent bon l’Afrique car, la tribu de zoulous se retrouve en territoire venda…proche de la frontière zimbabwéenne…une terre chargée d’histoire et de légendes, une terre où les blancs se font plus rares !
Les zoulous à Thohoyando, découverte du marché local où la mère zouloue a enfin trouvé son pot (voir les photos de Seisfontein en Namibie), elle va pouvoir faire cuire le pain, enfin à Briançon, elle s’en servira de déco…elle n’est pas prête de faire le feu sur le parquet tout neuf !
Quelques suggestions de menu, trouvées sur ce marché où le jaune, rouge, vert, dominent…fruits et légumes vendus par des noirs, c’est les couleurs reggae, d’ailleurs la petite zouloue s’entichera d’un stand tenu par un rasta faraï…Porridge élaboré à base de farine de manioc, d’un plat de chenilles bouillies avec de la poudre de cacahuète et d’une assiette de termites frits…On aurait bien goûté, mais vous comprenez, ce n’était pas l’heure du repas…Dommage !
Du coup, Mary s’est mis en tête de nous faire du porridge, il vaut mieux ça que les chenilles ou termites, celui-ci fut nettement moins élaboré…la saveur banane, nous a aidé à nous convaincre de le finir, mais, si elle vous propose d’en faire un, dites que vous avez déjà mangé…Etouffe belle mère garanti !
Tshipise, où les bons bains chauds de fin de journée, réconfortent nos corps meurtris par trois mois de vacances forcées, d’ailleurs ils étaient tellement chauds, qu’on transpirait…
Frontière Zimbabwe et Botswana, on trouve un magnifique parc national…Mapungubwe, c’est un futur transfrontalier car il est au confluent de la rivière Limpopo et de la rivière Shashe…de superbes aménagements dans les arbres, nous permettent de découvrir dans un second temps les frontières de trois pays, l’Afrique du Sud, le Botswana et le Zimbabwe…
Dans un premier temps, la tribu zouloue, la tête dans le guidon, commence à commenter un superbe paysage de désolation en trouvant des rivières là où il n’y en avait pas, des semblants de confluents… le père zoulou en pleine réflexion sur le Zimbabwe et ses problèmes politiques…la photo des chaussures MM’S est prise, avec le péril de les faire tomber sans pouvoir les récupérer…ouf tout s’est bien passé…on avait juste oublié une chose !
On s’était trompé de 180 degrés…
On passera quand même la nuit, seul dans ce parc, où la vie animale règne…le bush, ces odeurs, ses bruits, ses cris …Imagines, tu prépares un bon petit repas, la lumière extérieure de Bobo est le seul point éclairé, sous ce ciel étoilé, il fait encore chaud, le vent caresse ta peau…les chaises et la table sont prêtes à recevoir ce bon repas, les bruits de la nuit sont ta musique de fond…Tu penses que c’est l’idéal !
C’est sans compter sur ces put… de coléoptères qui en quelques secondes te pourrissent l’ambiance et tu te retrouves, en train de bouffer, dans Bobo où il fait super chaud…Immanquablement la table et les chaises serviront de décors pour ce soir…
Bela Bela, pour terminer notre périple, le centre aquatique c’est pas mal pour trois jours…
35°c et des piscines aux froides, eaux chaudes, toboggans et tutti quanti !!!
Lola est aux anges, mais des fois loin d'en etre un…Ceci est une autre histoire !!!
voir photos sur South Africa et South Africa 2
Les zoulous sont à plus de 15000 kms, le voyage touche à sa fin et la route nous promet encore de belles surprises…
Anckie qui nous donnera, abricots, chutney, qui nous renseignera sur les bons plans dans le nord du pays, elle nous aurait donné sa chemise que les zoulous n’auraient pas été plus étonné…quoiqu’un peu gêné.
Direction Pretoria, la capitale, pour les formalités du visa mauritanien, pour le père zoulou, puis c’est de grandes questions qui se profilent, on fait quoi ?, on va où ?...Non pas que les endroits à découvrir manquent, mais c’est juste une question de …météo !
Depuis la frontière sud africaine, le temps est carrément médiocre, on ressort les polaires et franchement on n’avait pas envie, Nundu Lodge, si ce n’était pas si loin, on retournerait sur le champ, dans ce petit coin de paradis au bord de l’Okavango !
Les routes secondaires sont des pistes de terre, facteur à tenir compte quand tu as un camping car qui pèse plus d’une tonne et que la pluie tombe ou menace…
Bothsabelo, village N’Débélé…Allez, encore un rendez vous manqué, faute d’électricité, on est bon pour chercher un camping, ailleurs …et les kilomètres défilent et finalement, le jour tombe et tu vas au premier camping indiqué…sauf que là, tu te retrouves sur une piste en terre et que l’orage est imminent…à chercher ce put…de camping qui n’est plus indiqué nulle part maintenant…Turn round sur turn round…ça fait une heure et demie que tu pinailles à passer par des pistes et des recoins pour aller poser ton camping car et souffler après cette journée…comment dire, un peu ennuyeuse !
Les blacks du coin, ne sont pas plus au courant que toi, sur la localisation du sésame et comble de tout, la jauge de gasoil est a un seuil critique… une barrière trop lourde, nous fait une nouvelle fois rebroussée chemin, la pluie commence a tombée…
« On s’en fout, on dort là, on dérange personne ! »…là, devant cette barrière que Mary avait trouvé trop lourde quelques minutes plus tôt…elle devient nettement plus légère pour le père zoulou, qui n’hésite pas à déclarer à sa tendre et chère : « T’as vraiment du sang de truite… »…
On est passé, mais l’obstacle maintenant, c’est qu’on est dans une réserve privée, la multitude d’animaux, nous le confirme…
Arriver au bout, un décor de rêve…les propriétaires on vraiment beaucoup de goût, mais comment vont-ils vivre notre intrusion ?
Les douches sont ici, pour le moment il n’y a pas de camping, vous viendrez prendre le roïboos( thé du bush) avec nous après votre bain…On hallucine ! Christyn, la mamie ne nous laisse pas le choix, elle dirige cette game farm, quand sa fille et son gendre sont absents…un coup de téléphone et nous voilà en possession d’un magnifique chalet pour y passer la nuit…Suzan et Duan ne veulent pas que nous dormions dans notre camping -car de ce temps là…Incroyable car on ne les connaît toujours pas !
Dans ces cas là, tu te laisses un peu diriger et Christyn prépare déjà le repas pantagruélique, pour trois personnes en plus, qu’elle ne connaissait pas une heure plus tôt…
C’est une autre planète ce soir, on sait pas comment ça va finir et combien ça va nous couter, mais la gentillesse est au cœur de cette ferme…
L’arrivée des propriétaires se fait pour le repas…demain on fera un game drive et en plus ils veulent que l’on reste une nuit de plus dans leur ferme… « Look ! » nous enjoint Duan, et là dans le jardin, à quelques mètres de nous, deux énormes rhinos blancs, apprêtés pour une ballade nocturne…On n’en croit pas nos yeux !!!
On se couche, le sourire aux lèvres…la pluie continue toujours de tomber…
Dés notre lever, on découvre une vrai arche de Noé, ici tous les animaux sont en liberté, un paradis pour la petite zouloue qui donne ces premiers quartiers de pomme à Peter et Heïdi, deux petits singes velvets, deux magnifiques caracals(lynx) nous séduisent (grosse pensée à ma tante Annie qui aurait certainement aimé les caresser comme nous), royaume du cochon, des paons, des tortues, girafes, oryx, koudous, blesboks, vaches, zèbres, gnous, hyènes et bien d’autres…
“ You’re tyre is flat, don’t worry”…premier pneu crevé du voyage et dire que je n’ai même pas le droit de m’en occuper…il sera emmené en ville (40 kms aller) et réparé…
On a l’impression de faire partie de la famille, on nous invite à voir le cochon vivre ses derniers instants…Les repas afrikaners de Christyn nous font du bien, laissant pour un temps les noodles et pâtes de côté…
Merci à vous tous, pour nous avoir permis de vivre de tels moments, sans vouloir un seul sous en échange de tout ça ! Rendez vous en Juin en France, ça c’est sûre !
Sous le regard soucieux de la famille, on reprend la piste qui avait nettement changée d’allure depuis que la pluie l’avait comment dire…défoncée ! il pleut toujours. Passage boueux de prés de 30 cm de profondeur, Bobo fait le dos rond, c’est un peu conduire comme sur la neige, mais heureux de reprendre la route goudronnée quelques vingt kilomètres plus loin…Mère zouloue arrêtera à ce moment là de serrer les dents, de se cacher les yeux et de pousser de petits cris de panique… C’est dans leur villa de Middelburgh que nous laissons nos amis avec en prime une photo insolite…une girafe qui regarde la télé dans leur salon…
« Je veux du chaud…Ok », direction Bela Bela et ses sources d’eau chaude, un Aqualand, fois dix, nous permettra de nous réchauffer et de bien nous amuser avec notre petite Lola, qui scotche de plus en plus les piscines…Elle nous raconte déjà des histoires et dans ces histoires il y a des hippopotames, des crocodiles et des requins blancs, avec l’ours Padington, enfin des
Histoires africaines…
Après une journée de route, un contrôle de police, une amende évitée, nous arrivons à Tzaneen…
Popa falls ça ne vaut pas trop le coup ! Tant pis on y va quand même, têtus que nous sommes et c’est après avoir quitté Rundu que nous arrivons quelques heures après au Nundu Lodge où l’accueil ferait pâlir le plus zélé des réceptionnistes francophones…indescriptible mais fascinant cet individu qui avec son petit bonnet, frappé du drapeau namibien, nous donne une belle leçon de convivialité et de respect…Accueil fascinant pour endroit fascinant, les zoulous prennent leurs marques et prennent leurs aises ! L’endroit est tout simplement magique et en plus la piscine rafraichit nos corps, 41°c à l’ombre…
Le must c’est qu’en plus tu poses tes valises au bord de l’Okavango, rien que ce nom nous fait rêver…mais au bord de l’eau, il y a des hippos et des crocos, donc faut éviter de nager…mais pour nous prévenir juste là devant Bobo, un panneau indique « Danger ! Hippos and crocodiles ». L’Afrique c’est ça aussi ! Celle qu’on aime loin des Club Med….
Une ballade en bateau, permettra aux zoulous de ce rendre compte que les chutes de Popa sont petites mais jolies et qu’un hippo qui charge…vaut mieux avoir un moteur qui tombe pas en panne…coucher de soleil sublime en prime…
On the road again, et c’est la longue traversée de la bande de Caprivi qui nous attend, « Danger éléphants » et oui même sur la route…enfin si tu t’en prends un, déjà t’es bigleux et en plus il te laissera pas le temps d’aller chez l’ophtalmo…
Après plus de deux mois de voyage, on se dit qu’il y a des choses qui doivent se faire et d’autres non, pourquoi ce camping à Katima Mullilo et pas un autre, choisi de surcroit la nuit tombée ? Pour rencontrer les 5 doigts de la main…Deux emplacements occupés sur quarante et c’est une nouvelle belle rencontre avec un couple de français voyageant avec leurs trois enfants à travers le monde pendant plus d’un an et demi…Rachel, Igor, Sarah, Charles et Eléonore, d’ailleurs Lola te réclame , toi petite Eléonore qui a su prendre ton temps et te mettre à la portée de notre petite zouloue du haut de tes six ans…Merci pour ses bons moments partagés, le voyage c’est ça, c’est d’abord le souvenir des rencontres avant le souvenir des lieux…C’est à travers les rencontres que l’on se souvient des lieux…Une jante de leur 4x4 fissurée aura raison de nos retrouvailles au Botswana…ce sera pour plus tard c’est certain et le destin fait bien les choses, ils vont certainement rencontrer Laurent, Carole, Enzo et Rubben (que nous avons rencontré à Epupa falls) car ils vogueront eux aussi en même temps vers…l’Amérique du Sud au départ de Buenos Aires …Bon vent et bon voyage à vous tous, nous on sent le notre se consumer à petit feu…
Avant de partir, Igor nous prouve par photos que les chutes Victoria, côté zambien sont à sec…nous irons, côté zimbabwéen…(voir l’album photo Namibie)
Botswana, le pays du tourisme de luxe, qu’allons nous y faire, qu’allons nous y trouver ?
Désinfection totale des chaussures et du véhicule, barrière sanitaire oblige et c’est au premier check point que notre père zoulou se mettra à faire cuire la viande achetée deux heures avant par mère zouloue, conseil : ne jamais rien cacher dans son freezer ! On voulait faire un braaï (barbecue), on aura la viande fraaï …pendant ce temps Lola s’occupera de la douanière, mère zouloue immortalise le moment et père zoulou énervé s’activera aux fourneaux !
Constance, la fille de John, un niçois rencontré par Mary dans un cyber café…Bon plan, elle gère une agence de tourisme avec son mari zimbabwéen Amphrey…
Malgré tous ses efforts, le sort en a décidé autrement, merci Mugabé, mais nous on ne peut pas payer, trop chère la journée, trop cher le transfert…On voulait voir les chutes Victoria, on l’a eu dans le baba ! Une nouvelle fois…
Straight on, le Delta de l’Okavango, un rêve de gosse, on y est ! Maun en est le point de départ…A peine posé le pied par terre, que le père zoulou dans un élan de sympathie, fait la rencontre à trente centimètres, avec une jolie petit frimousse…l’habit ne fait pas le moine, c’est un mamba vert, un des serpents les plus venimeux au monde…je comprends pas , il a tellement l’air sympa celui là…je me dis que la nature peut être trompeuse…
Okavango en mokoro, le bateau fait en marula, me permettra de me rendre compte que le delta est somptueux, fascinant, mais que la vie des guides est dangereuse…éviter les crocos et surtout les hippos qui d’un coup de mâchoires, te brisent l’embarcation en deux…vingt six ans et déjà de nombreuses choses à raconter et les stigmates des rencontres aquatiques sur sa peau, c’est avec un léger stress que le moment redouté arrive pour mon guide, l’hippo est dans le canal est on doit le traverser…Père zoulou est ce soir devant les berges de l’Okavango pendant que mère zouloue s’active à mettre en pratique, la technique pour faire des baskets en mokolane, apprise ce jour avec notre petite zouloue…Baskets = Paniers (voir l’album photo Botswana)
Direction, l’Afrique du sud, nos retrouvailles avec le pays de Mandela
Rien ne va plus, ne vous fiez plus au programme d’avant séjour, les zoulous perdent le nord et redescendent un peu vers le sud est…c’est pas une erreur GPS, mais juste l’envie de voir encore autre chose, une autre facette de cette Namibie profonde…C’est pas le truc que le père zoulou avait prévu avant le départ, mais ça sent bon la liberté et du jour au lendemain on ne sait où l’on va…enfin, on sait que la bande de Caprivi n’est qu’a une petite centaine de kilomètres et que les paysages de l’Okavango sont fabuleux…avec pour extrémité Est : les chutes Victoria
Mais pour en revenir à Ruacana, au fait on n’a pas vu les chutes, on l’a eu dans le baba…
Mais la rencontre avec un couple d’australien a été somptueuse et émouvante car là on a rencontré l’Aventurier…ils ne s’appelaient pas Bob et Morane, mais quelle allure, perchés sur leurs bécanes, une 250 et une 800. Au compteur…plus de 160000 kms, partis d’Australie, ayant traversés l’Asie, l’Iran (leurs plus beaux souvenirs sont dans ce pays), Ouzbékistan, Turkménistan, et entrés en Asie mineure par le Yémen, puis toute l’Afrique de l’Est…ca fait beaucoup de gomme usée mais surtout ca fait 3 ans qu’ils sont partis…et ils leur restent encore la remontée sur l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique de sud …no limit, just freedom !
On fait un bout de route avec nos compagnons, pour rencontrés un couple d’Afrikaners qui du jour au lendemain, a décidé de tout plaquer pour vivre dans la simplicité la plus sommaire et devenir les seuls blancs à vivre dans le coin avec pour maison, une petite bicoque, handmade, vivre en harmonie avec mère nature telle est leur devise avec deux enfants en bas âge…Belle leçon !
On passera l’épisode fâcheux du mec, qui nous a forcé la serrure de Bobo, mais celui-ci a bien résisté…Allez tous en cœur : Il est fort Bobo !
High speed 60kms, Andoni gate porte Nord du parc d’Etosha – Okaukuejo.180kms de piste…Challenge : Comment faire pour être avant 18H30 à Okaukuejo, camp porte sud du parc d’Etosha ? Là, tu te crois dans un jeu vidéo car le but est de retrouver Patrick Dallem à ce point…Check in effectué : gasoil suffisant, tout est bien arrimé dans Bobo, état de la piste à définir…heure de départ 16h00, aye ca va coincer…Le gardien te recommande de t’arrêter mi parcours pour dormir au camp d’Halali…ok, Sir…mais ton idée est bien en tête…tu verras Patrick à Okaukuejo…
La piste, tôle ondulée dès le départ, la poussière remplie l’habitacle (comme un con, j’avais passé 2h00 à le nettoyer la veille…) le compteur s’affole, 80 …90 et là tu te prends pour Vatanen ou Loeb car la piste est vraiment moyenne… Et paf, tu fais 15 bornes que déjà tu dois t’arrêter…panne mécanique ? Non, juste 7 lionnes se tenant au frais sous des acacias, à environ 5 mètres de toi…c’est un arrêt non prévu et le père zoulou redouble de vigilance, mais la vitesse reste identique… zèbres, gnous, springboks, éléphants…euh non pas l’éléphant , n’ont qu’à bien se tenir, car le Bobolide met les gaz…sauf que si tu te prends un gnou, tu risques de te retrouver à gnou et pas à Okaukuejo…Challenge réussi, c’est à 18h15 que nous franchisons joyeusement la porte d’Okaukuejo…mais sans aucune trace de Patrick…
Nous le rencontrons afin le lendemain, il ne se doutera jamais qu’il nous a mis le stress, pour la première fois du voyage, mais on tenait vraiment à se voir autre part qu’à Briançon, où sur les pistes de ski…Le moment fût vraiment riche et émouvant…Merci Pat ! Passe le bonjour à tout le monde…
Mère zouloue a vraiment un problème ophtalmique, les briançonnais peuvent-ils lui prendre un rendez vous chez l’ophtalmo car même avec des lentilles neuves, elle voit des éléphants alors que ce ne sont que de pauvres zèbres et ça plus d’une fois, je suis vachement inquiet moi !! Les yeux c’est précieux !
Enfin en parlant d’éléphant, il y en a un qui nous a fait un caprice juste devant nous , il n’a pas daigné, nous laisser passer pendant plus de 30 minutes au minimum, à l’heure du déjeuner, où mère zouloue avait vraiment les crocs…Plusieurs véhicules étaient dans notre cas…l’avantage c’est que dans Bobo, tu peux faire ta tambouille, pendant que Monsieur éléphant joue avec sa trompe au beau milieu de la piste dans une belle flaque d’eau boueuse…les autres qui attendaient, ils avaient toujours les crocs, mais nous grâce à Bobo, on se croyait au resto !
Le Bushmanland, la découverte des Sans, peuple de cueilleurs et de chasseurs avec une langue originale, la langue à clic…
Immersion à la découverte du bush et des trésors qu’il renferme…Père zoulou part affronter l’inconnu…Le bushman, revêtu que d’un simple vêtement, lui recouvrant les bijoux de famille, avance dans d’épais buissons, l’herbe est haute, le vent souffle légèrement…
Il est pieds nus, les branches d’arbuste se plient et rompent sous ses pieds larges et noircis par l’effort …à n’importe quel moment, tu peux voir jaillir un mamba noir ou vert, un Puff Ader, ou Cape cobra qui hantent les lieux…et là en bon bushman que tu es, avec tes pataugas et tes chaussettes, tu te lacères les mollets avec des épineux avant de te rentrer des épines d’acacias dans les bras…et lui, le bushman, il est devant toi … il a même pas une égratignure…
Le père zoulou ne sera jamais bushman…car avec une connaissance extraordinaire de la nature, de la flore et de la faune, le bushman aguerrit arrive à prélever de quoi se nourrir, de quoi se soigner et de quoi manger, dans le plus grand respect de l’environnement et avec un esprit de durabilité…
La famille zouloue est à Rundu, enfin, on sait que la bande de Caprivi n’est qu’a une petite centaine de kilomètres et que les paysages de l’Okavango sont fabuleux… avec pour extrémité Est : les chutes Victoria !
A bientôt !
Nous voici partis sur les terres Himbas, peuple mythique de la Namibie, « les femmes rouges » se couvrent le corps d’hématite et de graisse animale afin de se protéger du soleil. Ils vivent de leur troupeaux de vaches et de chèvres, pratiquent le troc et peu d’entre eux connaissent la valeur de l’argent ; notre but :
Ne pas recourir aux guides locaux qui t’expliquent certaines pratiques, mais où tu es seulement spectateur et tu n’échanges pas…Notre guide « Le petit futé » pour ne pas le cité, déconseille la rencontre autrement que par ce biais et comme ce guide et vraiment nul depuis qu’on est dans ce pays (on n’est pas les seuls à le penser !) et ben on va essayer de faire l’inverse…
Seisfontein ,Opuwo, la route aux passages délicats s’ouvrent sur une végétation bien différentes, la verdure reprend ses droit et c’est dans une ville de contraste saisissant que nous arrivons en fin d’après midi. Opuwo, c’est le choc des cultures et peut être le seul endroit où tu peux rencontrer des Himbas en tenue traditionnelle, jupe en peau de chèvre, parées de colliers et bracelets, coiffées de tresses, seins à l’air et couvert d’hématite et de graisse dans un supermarché…Quel paradoxe, mais c’est la dure réalité de leurs vies, pris en tenaille entre le besoin d’argent rapide, dépenser en général dans la boisson et le maintien de leur tradition pastorale…Les zoulous en profitent pour se prendre du bon temps en nageant dans une somptueuse piscine à débordement, avec un paysage magnifique en toile de fond…
La frontière de l’Angola se précise et les zoulous, cherchent le contact avec les femmes rouges, quelques tentatives sympathiques, mais qui nous laissent sur notre fin, la nuit se fera à Epupa Falls…cela nous permettra de rencontrer, Carole, Laurent, Enzo et Ruben, une famille française qui a tout plaqué pour vivre un an de voyage entre l’Afrique et l’Amérique du Sud…en plus ils adorent Briançon et projettent peut être d’y vivre après leur retour…
Les chutes d’Epupa, un paysage saisissant, la Nature dans toute sa force et sa splendeur, la puissance à l’état pure…ou rodent quand même les crocodiles…
Notre rencontre avec les Himbas est pour le lendemain, au détour d’un petit chemin, le moment tant attendu arrive…c’est dans un village typique que nous faisons la rencontre de nos Himbas, surpris de voir des blancs débouler dans un coin de terre où le silence et la sécheresse règnent…très vite mère zoulou se met au boulot et c’est l’apprentissage de la fabrication de la farine…père zoulou, lui essaie son peu de vocabulaire himba , le moment est chargé d’émotions…Okurara Ongonda moun ! Yie…Voila au bout d’un certain temps on a la certitude de pouvoir dormir au village avec la promesse faite de visiter d’autres villages demain…
Ballade entre les mopanes et la rivière, rencontres avec les bergers (ca me rappelle des choses), l’otjihumba calé entre les cuisses, je m’exerce à l’instrument à corde, mais comme la guitare des premiers jours, les premières notes déclenche l’hilarité du groupe…
Les habitations sommaires et spartiates se confondent dans ce paysage de pierre et de sable.
Finalement, on est arrivé quand même à se faire comprendre, même si notre dialecte zoulou reste inconnu des habitants de ses lieux. On mange la poussière, mais on est arrivé au stade que l’on ne s’en aperçoit même plus…
Le long du fleuve Kunéné, Bobo en a chi…,c’est des roches et des trous qu’il faut éviter sur une piste étroite, mais sous les palmiers et la beauté des lieux, tous semble plus facile…Mais où sont les chutes Ruacana…je ne sais pas ! si en fait : Le barrage hydroélectrique a réquisitionné en amont l’eau du fleuve et le spectacle des chutes, plus hautes que celles de Victoria ne s’est pas offert à nous. On voulait voir Ruacana, on l’a eu dans le baba…| Février 2012 | ||||||||||
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